Alimentation électrique du métro de Paris

Le métro de Paris dispose d'un réseau d'alimentation électrique spécifique. L'unité TDE est responsable de l'exploitation...



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Métro de Paris - Distribution de l'énergie électrique - Électrotechnique - Électricité en Europe - Gestionnaire du réseau de transport

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  • L'alimentation sûre et fiable du réseau métro en courant de traction repose... Les rames du métro de Paris utilisent le courant de traction 750 V continu... Regroupés dans sept lieux géographiques, les postes Haute Tension (PHT).... du métro, conçue en 1946 et mise en œuvre dans le "plan 63000 volts " de 1958 à ... (source : )
L'ancienne sous-station Opéra.

Le métro de Paris dispose d'un réseau d'alimentation électrique spécifique. L'unité TDE (Transformation et Distribution de l'Énergie électrique) est responsable de l'exploitation et de l'entretien des postes haute tension (63 kV et 225 kV), des postes de redressement, des postes d'éclairage-force, des canalisations 15 kV et des disjonctions de voie. L'unité TDE assure la fourniture de l'énergie de traction et d'éclairage à la totalité des moyens de transport (métro, RER, tramways), de force (ascenseurs, escaliers mécaniques, ateliers) et d'éclairage des stations et des bâtiments administratifs ; elle étudie et réalise les équipements des postes de redressement des nouvelles lignes. Le service participe à la coopération technique des alimentations électriques des métros et tramways à l'étranger. Cette unité comprend 492 agents répartie sur plusieurs sites en Île-de-France.

Histoire

Les génératrices de l'usine de Bercy de la CMP, mise en service en mars 1901.

La Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) crée en 1899, à l'image des compagnies de tramway de cette époque, sa propre usine électrique quai de la Rapée, derrière son bâtiment d'administration. Cette usine produit du courant triphasé à 5000 volts 25 hertz et alimente les sous-stations de la nouvelle ligne 1. Elle dispose de dix-huit chaudières de 244 m2 de surface de chauffe produisant de la vapeur transformée par trois dynamos de 1500 kilowatts. Le courant à haute tension est envoyé aux sous-stations et transformé en courant continu à 600 volts pour l'alimentation en courant de traction et d'éclairage de la ligne.

Cependant, cette usine qui n'ouvre qu'en mars 1901 - un an après la mise en service de la ligne 1 - se révèle insuffisante, et la CMP doit d'autre part s'approvisionner auprès de l'usine d'Asnières de la société Le Triphasé, ainsi qu'auprès de l'usine des Moulineaux de la Compagnie générale de Traction. L'extension progressive du réseau entraîne la création de nombreuses sous-stations, construites par l'architecte Paul Friesé et alimentées sur chaque ligne en parallèle. Cependant, le dramatique incendie du métro Couronnes le 10 août 1903, génèré par un court-circuit, démontre la dangerosité de cette disposition, et provoque la création de sectionnements au droit de chaque sous-station du réseau. Chaque section est par conséquent alimentée en parallèle par deux sous-stations, à l'exception des terminus des lignes alimentés par une seule sous-station[1].

Aujourd'hui

Schéma d'alimentation électrique des PHT de la RATP par RTE.

L'alimentation du réseau de la RATP est réalisée par le biais des ceintures 63 000 et 225 000 volts du réseau de transport d'électricité (RTE) qui alimentent l'agglomération parisienne. RTE alimente sept postes haute tension (PHT) de la RATP : quatre alimentés en 63 000 volts à Denfert, Lamarck, Montessuy et Père-Lachaise, trois alimentés en 225 000 volts à Ney et René Coty, Père-Lachaise C. Qui plus est , du courant électrique est apporté par RTE à quelques postes de redressement en 20 000 volts.

Les quatre postes haute tension (Postes de transformation 63/15 kV) sont localisés :

Les trois postes haute tension (Postes de transformation 225/15 kV) sont localisés :

Les postes haute tension transforment le courant en 15 000 volts alternatif, et par 2100 km de câbles 15 000 volts, le distribuent à :

De plus, en extrémité de quelques longues lignes, le courant électrique est apporté par RTE en 20 000 volts à :

La RATP dispose aussi de groupes électrogènes en cas de défaillance majeure du fournisseur.

Le PCEM[2] (Poste de Commande d´Énergie et de Maintenance) est le lieu de :

Le courant de traction d'une ligne peut être coupé de quatre façons différentes (et la remise en tension est par le PCEM)  :

Énergie consommée

Si l'énergie consommée par le métro s'élevait à trois millions de kilowattheures en 1900, celle-ci s'élevait en 1994 à plus d'un milliard de kilowattheures[4]. En 2004, elle équivalait sur un an à celle d'une ville de 120 000 habitants[5].

En 2008, l'énergie consommée par la RATP s'élevait à 1, 4 milliard de kWh par an, soit l´équivalent de la consommation électrique annuelle d´une ville de 350 000 habitants, telle que Nice. L'énergie consommée aux heures de pointe s'élève à 260 mégawatt-heures (MW/h).

Part de l'énergie consommée par la traction (69, 7 %)
Part de l'énergie consommée par l'éclairage, la ventilation, les escaliers mécaniques, les ascenseurs, etc. (30, 3 %)

Sources

Notes et références

  1. Jean Robert, Notre Métro, p 257
  2. La RATP inaugure son nouveau Poste de Commande d´Energie et de Maintenance
  3. Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor p 64
  4. Charles Venard, op. cité
  5. [pdf] Journées du Patrimoine 2004 : Les Coulisses de la RATP

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes


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