Institut de recherche d'Hydro-Québec

L'Institut de recherche d'Hydro-Québec, aussi connu sous l'acronyme IREQ, est un centre de recherche fondé par Hydro-Québec en 1967.



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Hydro-Québec - Génie énergétique - HVDC - Distribution de l'énergie électrique - Électrotechnique - Organisme fondé en 1967

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L'Institut de recherche d'Hydro-Québec, aussi connu sous l'acronyme IREQ, est un centre de recherche fondé par Hydro-Québec en 1967. Établi à Varennes, sur la Rive-Sud de Montréal[1], il se spécialise dans les domaines de la haute tension, de la mécanique et de la thermomécanique, de la simulation de réseaux, de l'étalonnage, de la chimie des matériaux et de l'efficacité énergétique[2].

Historique

Fondé par l'ingénieur Lionel Boulet, qui l'a dirigé jusqu'en 1984[3], l'IREQ est l'unique centre de recherche géré par une entreprise d'électricité en Amérique du Nord. Sa création, annoncée par le premier ministre du Québec Daniel Johnson, le 6 février 1967 avait pour objectif de répondre aux besoins d'expérimentation d'Hydro-Québec en matière de transport d'électricité, de stimuler le développement d'une industrie locale, tout en permettant à l'entreprise publique de faire valoir son savoir-faire à travers le monde[4].

Le centre est construit sur des terrains de 2, 5 km2 localisés à Varennes, à la limite des municipalités voisines de Sainte-Julie et de Boucherville et près de l'extrémité sud des premières lignes de transport d'électricité à 735 kilovolts reliant le projet Manic-Outardes à la région de Montréal. Le complexe est inauguré par le premier ministre Robert Bourassa, le 29 septembre 1970[4].

Pour démarrer ses travaux, l'institut embauche 24 chercheurs — physiciens, chimistes, mathématiciens et ingénieurs. L'IREQ recrute tant au Québec qu'à l'étranger : des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de la Suisse, de la Pologne, de la Hongrie, de la Suède, du Vietnam, de la Tchécoslovaquie, de l'Inde et du Liban[5].

Champs de recherche

Les recherches des scientifiques et ingénieurs de l'institut, pourvu d'un budget annuel de 100 millions CAD, ont acquis une réputation mondiale[1]. Ils ont surtout permis de prolonger la vie des barrages, de perfectionner la performance des équipements, d'automatiser la conduite du réseau et d'augmenter la capacité de transport de certaines lignes à haute tension[6].

Un autre centre de recherche, le Laboratoire des technologies de l'énergie (LTE), localisé à Shawinigan, en Mauricie, adapte et développe de nouveaux produits et développe des procédés perfectionnant l'efficacité énergétique de ses clients[7]. Il a été mis sur pied en 1988[5].

Voiture électrique

La Tata Indica EV, équipée du moteur Electric TM4 d'Hydro-Québec.

Les chercheurs de l'IREQ travaillent depuis près de 20 ans sur des questions reliées à la mise au point d'automobiles électriques. En 1994, le chercheur Pierre Couture a dévoilé un prototype opérationnel de moteur-roue qui a soulevé énormément d'intérêt dans la population. La direction d'Hydro-Québec a été longtemps critiquée pour ne pas avoir suffisamment promu le concept pendant 10 ans[8].

L'héritier du moteur-roue est commercialisé par une filiale, TM4, qui s'est associée au groupe Dassault et au manufacturier Heuliez dans le développement d'un véhicule électrique, la Cleanova. Des prototypes ont été fabriqués en 2006[9]. Le moteur TM4 a aussi été choisi par Tata Motors et la firme danoise Miljø en 2009 pour équiper une version de démonstration de son modèle Indica Vista, qui sera testé en Norvège[10], [11].

Des équipes de l'IREQ travaillent aussi sur le développement de nouvelles technologies dans le domaine des batteries pour la voiture électrique. Les recherches sont orientées vers des technologies qui accroîtraient l'autonomie des véhicules, perfectionneraient les performances par temps froid et réduiraient le temps de charge[12].

Notes et références

  1. Johanne Gauthier, «L'IREQ : leader de l'innovation technologique à Hydro-Québec», dans Choc, vol.  25, no 2, Octobre 2007, p.  26-29 [texte intégral (page consultée le 20 mars 2009) ]
  2. Hydro-Québec Technologie, «Institut de recherche d'Hydro-Québec». Consulté le 18 mars 2009
  3. Gouvernement du Québec, «Lionel Boulet», Secrétariat de l'Ordre national du Québec. Consulté le 20 mars 2009
  4. Clarence Hogue, André Bolduc et Daniel Larouche, Québec : un siècle d'électricité, Libre expression, Montréal, 1979, 405 p. (ISBN 2-89111-022-6)
  5. Danielle Ouellet et Alain Fortier, «Hydro-Québec et ses alliés en recherche et développement», dans Forces, no 104, hiver 1993-1994, p.  26-30 (ISSN 0015-6957)
  6. Hydro-Québec Technologie, «Nos thèmes d'innovation». Consulté le 19 mars 2009
  7. Hydro-Québec Technologie, «Laboratoire des technologies de l'énergie (LTE) ». Consulté le 18 mars 2009
  8. Louis-Gilles Francœur, «Volvo sur les traces d'Hydro», dans Le Devoir, 15 janvier 2008 [texte intégral (page consultée le 18 mars 2009) ].
  9. Radio-Canada, «Voiture électrique :`Moteur québécois, fabrication étrangère ?». Mis en ligne le 22 septembre 2006, consulté le 18 mars 2009.
  10. Hydro-Québec, «Tata Motors et Miljø associent TM4 à leur programme de démonstration de véhicules électriques». Mis en ligne le 15 janvier 2009, consulté le 18 mars 2009.
  11. Louis-Gilles Francœur, «Hydro-Québec est en voiture», dans Le Devoir, 16 janvier 2009 [texte intégral (page consultée le 28 mars 2009) ]
  12. François Cardinal, «Une batterie dans les cartons d'Hydro-Québec», dans La Presse, 19 novembre 2008 [texte intégral (page consultée le 28 mars 2009) ]

Voir aussi

Liens externes

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